Mardi 04 mars 2008

Aux peuples et aux gouvernements d'Amérique latine

Categorie: Latin American Region

 


Nous condamnons énergiquement l'incursion militaire sanguinaire du gouvernement colombien sur le territoire de l'Equateur.

Le processus de transformation en Amérique latine traverse un moment critique. Aujourd'hui, plus que jamais, il est nécessaire d'accélérer les projets d'union dans les champs politique, économique et culturel.

Nous avons besoin de paix pour la transformation économique, pour la récupération des ressources naturelles et des droits politiques des peuples.

Il est nécessaire que le Venezuela, l'Equateur et la Bolivie renforcent et consolident leur processus de transformation. Nous, humanistes d'Amérique et du monde entier, continuerons de leur offrir résolument notre appui.

De même, nous valorisons les autres gouvernements de la région dont l'orientation est clairement progressiste en espérant qu'ils approfondissent encore davantage ce processus de renouvellement et ce, avec une ample participation des populations.

Nous n'avons pas besoin de langage guerrier, ni d'aventures belliqueuse.

Le président de la Colombie, Alvaro Uribe, en s'associant avec le président Bush de façon étroite, n'a pas su apporter la paix à son propre pays et maintenant il veut exporter sa logique de guerre dans toute la région. L'incursion armée de Uribe et la tuerie organisée sur le territoire équatorien sont inacceptables et doivent être sanctionnées par la communauté internationale.

Mais ce conflit que le gouvernement nord-américain essaye de générer dans notre région, ne se résoudra pas avec des menaces de guerre, ni avec la mobilisation de l'armée. L'Ere Bush est en train de prendre fin et il est fort probable que l'intelligence et la raison reviennent aussi en Amérique du nord. Pendant ce temps-là, nous avons besoin d'unité, de paix et de patience et aussi que les organisations sociales, politiques et culturelles de la région renforcent leur action non violente.

Aujourd'hui, alors que l'intégration latino-américaine est en train d'avancer grâce aux processus menés par Evo Morales, Hugo Chavez, Rafael Correa et Daniel Ortega, il est nécessaire que les FARC cessent l'insurrection armée, qu'ils libèrent tous les personnes séquestrées et qu'ils initient un chemin de pacification et d'appui au processus d'intégration latino-américaine.

Face à cette menace, la décision révolutionnaire du président Evo Morales d'inclure dans la nouvelle Constitution le rejet de la guerre comme moyen de résoudre les conflits, prend d'autant plus importance.

Nous, les mouvements sociaux du continent, ne devons pas nous tromper dans ce moment clé. La voie pour enrayer la violence exercée par les institutions économiques et politiques du système n'est pas celle de la guerre et de la violence. Notre action, en toute circonstance, doit avoir comme priorité la vie humaine, la santé de la population, l'éducation de la population et il ne peut exister aucune autre priorité. Notre action vise à l'unité du mouvement social latino-américain afin de réduire le pouvoir du capital financier et renforcer le pouvoir de décision et la participation des peuples.Tomas HirschPorte-parole de l'Humanisme pour l'Amérique latine